mercredi 25 mars 2020

Chronique des confinés de la Bréhardière: mercredi 25/03/20

 Photo mystère : la réponse



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    C'est un oeuf d'Azuré des Nerpruns (Celastrina argiolus). Avant-hier, je vous disais qu'il pondait principalement au printemps sur le Houx mais là c'est sur un genêt. L'oeuf doit mesurer 0,5mm de long. Le nom scientifique est important pour retrouver les papillons dans les divers guides, le nom vernaculaire de cet azuré change souvent: Azuré des nerpruns, Azuré des parcs, Argus à bande noir, Petit bleu des haies.
Sur la photo l'oeuf paraît oblong mais il est circulaire, un peu aplati avec une dépression en son centre. Celui-ci  est collé sur le côté. Dans une semaine il devrait éclore, pour le retrouver j'ai mis une pince à linge autour du rameau. 




   Sur la photo, on voit l'abdomen courbé de l'azuré en train de pondre

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  Une Grande Tortue à la Bréhardière, super ! Bien sûr ce n'est pas un reptile mais un papillon rare dans le jardin, c'est seulement la troisième fois que j'en observe une. Hier, la photo était floue mais je l'ai gardée. J'ai bien fait car elle permet de distinguer 2 individus différents. L'individu d'aujourd'hui a les ailes très abîmées. 
Pas terrible sur la face inférieure
 Plus joli sur la face supérieure




Celle d'hier

 Hier, j'ai vu une petite vipère dans le muret de pierres sèches. Malgré plusieurs affûts je ne l'ai pas revue, je désespère pas de vous la photographier.

 En fin d'après midi 4 buses variables effectuent une petite démonstration de piqués mais trop haut pour de bonnes photos. Le confinement ne fait que commencer, je les aurai !


Photo Mystère du jour


Que voit-on au bout de la flèche ?






mardi 24 mars 2020

Chronique des confinés de la Bréhardière: mardi 24/03/20

Photo mystère

Quelle est donc cette petite boule blanche sur cette tige ?

Si vous trouvez, vous gagnerez mon admiration ad vitam eternam.

Construction de nichoir

    Hier, j'ai construit un nichoir rapidement avec des planches qui traînaient. C'est un peu tard, mais j'ai encore des chances qu'il soit occupé.

    Sur internet vous trouverez de multiples plans pour construire toutes sortes de nichoirs pour de nombreuses espèces d'oiseaux.

    J'ai opté pour un nichoir à Mésange bleue car ma scie-cloche est d'un diamètre d'environ 29mm.
Le diamètre du trou d'entrée détermine l'espèce qui nichera ou ne nichera pas. C'est une histoire de corpulence.
   On préconise pour la Mésange bleue un trou de 27 à 28mm, pour la Mésange charbonnière un diamètre de 30 à 32mm. Bien entendu, une Mésange bleue pourra nicher dans un nichoir pour Mésange charbonnière.

   J'avais récupéré des planches d'une grosse palette pour allumer mon feu et j'ai trouvé qu'elles feraient l'affaire pour mon bricolage.

Matériaux et matériel:
dimensions de mon nichoir avec mes matériaux de récupération. Cotes en centimètre.

3 planches de côté de 14x23x2cm
1 planche d'entrée de 14x25x2cm
1 planche de fond de  14x16x2cm
1 planche de toit de 19,5x24,5x1,5cm
1 tasseau de 3x3x40cm

2 charnières
Des vis adaptées à l'épaisseur de vos planches

Une scie sauteuse ou une scie égoïne
Un crayon
Une équerre
Un mètre ou une règle
Une visseuse ou des clous et un marteau
Une scie-Cloche diamètre de 27 à 32mm suivant les mésanges

Du fil de fer
2 sangles
Une échelle

Du sparadrap



* Vous assemblez vos planches de côté, vous pouvez jointer avec du silicone en cartouche avant d'assembler les 3 planches identiques
* Vous assemblez le fond
* Vous percez le trou d'entrée à 7cm (centre) du haut de la planche d'entrée. Les oiseaux n'ont pas besoin de petit perchoir sous le trou d'entrée
* Vous fixez temporairement la planche d'entrée


* Vous fixez vos charnières, elles permettent d'ouvrir plus facilement le nichoir pour le nettoyer chaque année. Si vous n'avez pas de charnière, vous fixez la planche d'entrée avec des vis facilement dévissables


* Vous vissez le tasseau sur la planche arrière par l'intérieur, vous serez sûr de ne pas avoir les vis qui dépassent à l'intérieur. Ce tasseau sert à fixer le nichoir sur le support récepteur, arbre ou mur


* Vous faites une encoche sur le toit, pour que le tasseau s'insère dans celui-ci. Le toit dépassera de la planche arrière et la protégera de la pluie (voir photo du toit et vue arrière)
* Fixez le toit



* Vous pouvez rajouter un petit tasseau 2x2cm sous le trou d'entrée à l'intérieur du nichoir (voir photo). Ce dispositif empêche en théorie une fouine de descendre la patte à l'intérieur pour atteindre les poussins
* Vous fixez la planche d'entrée par deux vis ou par un petit loquet ou deux pitons reliés avec du fil de fer
* Vous badigeonnez l'extérieur du nichoir avec de l'huile de lin ou un vieux pot de peinture mais uniquement à l'extérieur

   Il ne vous reste plus qu'à trouver l'arbre ou le mur où vous accrocherez votre nichoir. Placez bien votre échelle. Vous trouverez de nombreux conseils sur la hauteur de pose, l'orientation. J'ai vu des mésanges nicher à 15cm du sol, mais ce n'est pas l'idéal.

* Solidarisez votre échelle avec une sangle au tronc















* Maintenez le nichoir avec une sangle autour du tronc 





* Fixez  le nichoir avec du fil de fer que vous changerez chaque année. C'est bête de voir tomber un nichoir avec sa nichée





Bravo ! Vous n'avez pas eu besoin du sparadrap.


















Jean-Luc Merlin-Le Roi









Chronique des confinés de la Bréhardière: lundi 23/03/20

   Ciel bleu dès le matin, le moral remonte.

   Je comprends l'importance pour les Japonais de la floraison des cerisiers. Les merisiers, cerisiers sauvages, sont en fleurs et cette blancheur contraste sur l'azur du ciel. 
   Relative chaleur, pourtant nous ne voyons pas d'insectes tourner autour des fleurs pour butiner. Les poiriers commencent aussi leur floraison, le prunier également mais plus timidement. Les pêchers eux ont presque fini d'offrir le rose de leurs pétales. 
   
   Ces fleurs se ressemblent et c'est normal puisque que ces arbres font partie de la famille, celle des rosacées, eh oui comme la rose, la ronce. C'est l'organisation des pétales, des étamines, du pistil, etc qui permet de classifier les plantes. Aujourd'hui la génétique apporte un regard nouveau sur la classification pour permettre d'en savoir plus sur l'arbre généalogique des familles de végétaux. 
   Si le confinement dure aussi longtemps que je le pense, j'aurai un peu de temps pour creuser la question. En attendant profitez des photos de notre jardin. 


Merisiers en fleurs

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Poirier


















Poirier


Pêcher














Prunier



    Pas de papillons ou si peu. Etonnant de ne pas voir de Paon du jour ou de Vulcain dont les premiers individus sont des hivernants qui ont passé la mauvaise saison dans des garages, des tas de bois...
   Nous avons la chance de suivre un magnifique Argus vert (Callophrys rubi) qui se pose sur un support disgracieux mais qui permet tout de même un photo correcte. Sa chenille se nourrit des feuilles de nerpruns (arbuste donnant de petites baies noires), d'ajoncs, de genêts à balais, de ronces, des plantes en abondance dans le jardin. Bien que ce papillon soit commun et répandu dans toute la France, j'ai rarement l'occasion d'en observer dans le jardin.


Argus vert (Callophrys rubi)

   Un Azuré des Nerpruns (Celastrina argiolus) se pose sur un genêt, il a une aile inférieure repliée anormalement mais arrive tout de même à voler.
   C'est un azuré relativement facile à identifier car les faces inférieures de ses ailes sont dépourvues de lunules et d'ocelles importantes. Ce papillon engendre deux génération par an. Les oeufs sont pondus le plus souvent sur le Houx au printemps et sur le Lierre en été. Les chenilles se nourrissent aussi sur les Nerpruns, la Bourdaine, le Cornouiller sanguin, le Fusain.



Azuré des Nerpruns (Celastrina argiolus)

   Pour les insectes, il est important de donner leur nom scientifique car les noms vernaculaires sont différents suivant les guides ou ouvrages. On écrit par convention le nom scientifique en italique.

   Le premier mot donne le genre du papillon qui peut regrouper plusieurs espèces. Le second nom donne le nom de l'espèce, parfois un troisième nom apparaît pour nommer une sous-espèce. Cette nomenclature est valable pour toutes les espèces vivantes ou fossiles du règne animal et végétal.

  Je finis la journée avec un Bergeronnette grise. Cet élégant passereau était appelé autrefois Hochequeue grise ou Lavandière grise pour ses balancements de queue perpétuels et sa propension à visiter les lavoirs à la recherche d'insectes aquatiques, c'est moins évident de nos jours avec les machines à laver.



Bergeronnette grise

Jean-Luc Prunus





lundi 23 mars 2020

Chroniques de la Bréhardière: dimanche 22/03/20

     Sortie dominicale.
Bientôt arrivera un durcissement du confinement avec interdiction des pratiques sportives alors nous profitons d'une escapade le long de la rivière Divatte pour cueillir une dernière fois de l'ail des ours.

   Malgré la température et le vent frais, un bourdon butine le romarin devant la maison. L'identification des bourdons est affaire de spécialiste car il faut zigouiller la bestiole et observer avec des loupes binoculaires pour reconnaître les organes génitaux des espèces et bien d'autres critères. Alors nous dirons qu'il y a des chances que celui-ci soit un Bourdon des pierres (Bombus lapidarius).




Cliquez pour agrandir les photos


Chemin faisant, nous rencontrons un autre gros bourdon butinant sur un tapis de Lamier maculé (lamium maculatum). C'est sans doute un Bourdon terrestre et une reine vu sa taille.



   L'ail des ours (Allium ursinum) est de plus en plus connu mais rare sont les cueilleurs, pourtant nous rencontrons une connaissance venue elle aussi en remplir son sac à dos mais sur une autre station. En botanique on parle de station quand un végétal occupe une surface avec une grande densité de pieds, de plants. Pour les espèces les plus rares quelques individus suffisent à faire une station. L'ail des ours se multiplie facilement mais ses exigences sont particulières, endroits humides ombragés, le plus souvent le long des ruisseaux et cours d'eau. Cette espèce fait partie de la famille du lis. En une semaine les fleurs ne se sont toujours pas développées. Pourrons nous encore nous échapper pour les admirer ? A 135€ l'amende, j'attendrai l'année prochaine.


Cueillette de l'ail des ours

Les feuilles ne doivent pas être arrachées mais coupées à la base sinon vous tirerez les bulbes.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 
fleurs d'ail des ours


   La floraison des Anémones sylvie ou des bois (Anemone nemerosa) est presque terminée ainsi que celle des ficaires (Ficaria verna). Mais les Primevères à grandes fleurs (Primula vulgaris) sont bien ouvertes.

Anémones et ficaires

Primevères  à grandes fleurs



Corydales solides
   C'est l'époque de la floraison des délicates Corydales solides (Corydalis solida) de la famille de la 
Fumeterre qui pousse dans nos potagers.

   Les premières Jacinthes des bois commencent à s'ouvrir. Nous avons de la chance car cette plante est très rare dans le Nord et l'Est et absente du midi. Bientôt le sous bois s'emplira de ses senteurs.  Elles font également de la famille du Lis.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      


  Certaines personnes mangent des crosses de fougères, personnellement je n'ai jamais essayé. Vous trouverez sur internet différentes recettes mais elles contiennent des alcaloïdes en grande quantité alors méfiance. Un ami ethnobotaniste, grand spécialiste de la cuisine aux herbes sauvages, ne les conseille pas.
   Sur un affleurement de schistes pousse une plante aux feuilles grasses comestibles : le nombril de Vénus appelé aussi gobelet, écuelle. On la trouve sur les affleurements rocheux, les vieux murs de pierres. 


Nombrils de Vénus (Umbilicus rupestris)


Recette pour ceux qui reconnaissent le nombril de Vénus, uniquement, je ne voudrais pas être responsable d'un empoisonnement.


Préparation fraîcheur pour nombrils de Vénus

-Ecrasez du fromage frais de chèvre avec du fromage blanc, saler, poivrer, incorporez de la ciboulette hachée.
-Disposez votre préparation au centre des feuilles de nombrils préalablement lavées.
-Placez une violette au centre du fromage.

-Etonnez votre famille puisque vous n'avez plus d'amis depuis le confinement !





    Poussant à proximité des ruisseaux, la Lathreaea clandestina ou clandestine, est une plante parasite des racines de peupliers, d'aulnes, de saules, de noisetiers. Elle se nourrit par des suçoirs sur ses hôtes mais n'est pas dangereuse car elle se développe au printemps quand la sève est abondante puis rentre en dormance ensuite. Elle ne développe pas de feuille donc ne produit pas de chlorophylle. Le nectar alcalin des fleurs est à l'origine de son odeur désagréable. Ses fruits projetteront 4 à 5 graines à distance. Les plantules développées à partir de graines mettront 10 ans avant de produire des fleurs.



Jean-luc Bonnier









samedi 21 mars 2020

Chronique des confinés de la Bréhardière samedi 21/03/20

   Moins d'une semaine de confinement et je ne sais déjà plus le jour de la semaine.

11h05: Des mésanges bleue et charbonnière viennent récupérer des matériaux dans deux nids de mésanges que j'ai sortis pour nettoyer les 2 nichoirs du jardin. J'ai posé ceux-ci sur le muret devant la maison pour montrer à ma famille qu'il restait dans chaque 3 oeufs non éclos. Adélie me donne le top départ de la Mésange bleue et je l'observe, depuis une autre fenêtre, rentrer dans le nichoir de la pergola.

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Mésange charbonnière femelle

16h30: Je vais nettoyer la base du muret de pierres sèches car la végétation me gênera si je veux photographier le Lézard vert d'hier. Cet après-midi, le vent de nord-est souffle et n'est pas très chaud, 10 degrés de moins qu'hier, pas de lézard en vue. Je passe une dernière fois mon coupe-bordure sur la fin du muret quand 2 Lézards verts sortent des déchets de la tonte et rentrent mollement entre les pierres. J'ai bien peur de les avoir cinglé avec mon outil, heureusement qu'il fonctionne sur batterie et qu'il n'est pas très puissant. Je ne comprends pas que je ne les ai pas vus au premier passage.

     Depuis le début du confinement, nous avons remarqué qu'un couple de Mésanges à longue queue "traîne" dans le jardin. Hier, j'en ai observé une qui arrachait des lichens sur un prunier pour construire son nid. Le couple effectue des allers-retours entre le jardin et le coteau boisé mais je n'arrive pas à savoir si leur nid est dans le jardin ou sur le coteau. 
16h50: Je me poste à la lisière des arbres et j'attends pour "intercepter" le couple, savoir dans quel sens il apporte les matériaux. Quelques minutes plus tard, le couple est devant moi avec des matériaux et part vers le grand pin noir du jardin. Je les perds dans le fouillis des aiguilles, j'en retrouve une qui reste assez longtemps à l'extrémité d'un rameau, une autre arrive au même endroit mais je ne distingue rien. Je reviens avec la longue-vue, la braque sur le rameau et j'attends.
17h05: le couple arrive sur le même rameau et s'agite, maintenant avec le grossissement j'arrive à distinguer, mais à peine, le nid en construction. Il se situe entre 7 et 8m de haut, hors de portée d'un chat mais pas des pies qui naviguent dans le jardin. Il y quelques années, un couple construisait un nid dans la haie de cyprès mais un des oiseaux s'était tué en percutant une fenêtre.


Mésange à longue queue
photo de 2013 à travers le double vitrage

vendredi 20 mars 2020

Chroniques des confinés de la Bréhardière 20/03/20

   J'envie ceux qui sont confinés dans 15m². Moi je suis confiné dans un jardin de 3750m² et cela représente un travail épuisant. La tondeuse, le désherbage des framboisiers, l'entretien des plates-bandes de fleurs, vive la vie en appartement.

13h15: je sors précipitamment pour voir un rapace non identifié que je ne retrouve pas mais j'aperçois une cigogne blanche au loin, je rentre pour prévenir Cécile et ce sont deux cigognes qu'elle retrouve cerclant sur la Varenne. C'est la première fois que je vois des cigognes blanches depuis la maison.

14h15: je me mets à l'affût d'un Lézard vert confortablement dans un siège avec le télézoom sur un pied. Ce matin, Cécile a vu celui-ci rentrer sous des genêts que je laisse en place. Le vent a fraîchi et je mets une veste. Le temps passe et ... je m'endors. 15h15, quand même. Je décide d'aller voir le muret. Un tache bizarre verte attire mon attention de loin, un oeil dans le viseur et j'identifie un Lézard vert. J'aurais mieux fait mettre mon siège à cet endroit. J'ai beau tenter de me rapprocher lentement, il rentre dans son trou et ne ressortira pas.

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16h05 : premier chant de fauvette à Tête noire.

Je plaisantais, je suis heureux d'être confiné dans un grand jardin.

Jean-Luc Viridis