Météo Nantes

mardi 11 juin 2019

chroniques du marais de goulaine : Grèbes à cou noir

   Le temps passe et il est temps de donner quelques nouvelles du marais.
Sur la partie haute du marais, nous avons recensé les stationnements de Grèbes à cou noir de ce printemps 2019.
affût flottant, Goulaine 2019

   Le grèbe à cou noir a débuté sa colonisation de la France au début du 20ième siècle en nichant dans les Dombes. L'atlas des oiseaux nicheurs de France métropolitaine de 2005/2012, nous montre que ce grèbe niche principalement en Brenne, en Sologne le Forez, les Dombes, et le nord-est du pays, il est absent du quart sud-ouest de la France.
   Dans notre département, ce grèbe a commencé de nicher au lac de Grand-Lieu en 1994. Le nombre de couples n'atteindrait que 3 ou 4 couples annuellement.  1 à 3 trois couples se reproduiraient sur un étang de la Chapelle-Glain.
   Au marais de Goulaine, la première nidification est prouvé par Jacques Lemore en 2005. Depuis sa reproduction a été sporadique. Le problème de ce marais est la fluctuation et l'assèchement progressif, souvent trop rapide, de l'eau recouvrant les prairies. De plus ces grèbes aiment, pour leur protection contre les prédateurs ailés, la compagnie des Mouettes rieuses et des Guifettes moustacs qui sont absentes de Goulaine comme nicheuses . 
affût flottant, Goulaine 2019

   Le 20 février 2019 avec une hauteur d'eau de 2.82m, 89 oiseaux sont déjà présents. Il est clair que notre recensement a démarré un peu tard, ceux-ci n'étant pas présents l'hiver pendant la période de chasse.
   Le pic du passage a été de 166 oiseaux au 8 mars, un record, hauteur d'eau de 2.88m.
   Le 6 mai, 45 oiseaux sont encore présents, ils se tiennent en petits groupes pratiquement toujours en couple. Le marais a déjà bien baissé avec 2.43m mais une hauteur d'eau encore suffisante pour nicher. Malheureusement aucun signe de nidification n'est observé et il est trop tard pour réussir celle-ci le niveau baissant quotidiennement.
   Partis une semaine en vacances, nos recenseurs ne reprennent le comptage que le 24 mai et aucun Grèbe à cou noir n'est détecté.
   La gestion des niveaux d'eau du marais de Goulaine n'est pas adaptée à la nidification du grèbe à cou noir. Il faudrait une pose temporaire dans l'abaissement de lame d'eau pour que ces oiseaux entament leur reproduction, tout en laissant la possibilité aux végétaux des prairies de développer une fois le processus de croissance entamé. 




    

affût flottant, Goulaine 2019

   Bien que le marais de Goulaine soit une zone NATURA 2000, il est impossible d'amener les différents acteurs du marais à accepter des niveaux d'eau compatibles avec la reproduction de ces magnifiques grèbes. La fauche des parcelles en juin est une aberration écologique. L'argument du représentant des agriculteurs est que ceux-ci partent en vacances et qu'ils sont occupés après les moissons avec les semis des blés d'hiver !

vendredi 31 mai 2019

F.E.É d'ORÉE


Bonjour,

     Vous recevez ce message, parce que vous êtes sensible à votre environnement et à votre cadre de vie.

     Vous avez déjà constaté, en le regrettant, des traitements phytosanitaires jusque dans les cours d'eau, des arbres centenaires abattus, des bocages transformés en plaines céréalières, des vieux lavoirs et mares comblés, des vallons remblayés par des gravats...

     Le plus souvent c'est un sentiment d'impuissance que l'on ressent face à ces attaques contre notre cadre de vie...


     Nous avons le plaisir de vous annoncer la naissance de F.É.E d'Orée et vous offrons la possibilité de la rejoindre pour œuvrer à la limitation des atteintes à l'environnement autour de chez vous. L'objectif est très simple: informer et faire respecter la législation environnementale existante.

        
     F.É.E d'Orée pour Futur Éthique Environnement d'Orée d'Anjou. Orée d'Anjou, est une nouvelle commune du 49 et regroupe neuf anciennes communes ligériennes sur la rive sud, entre Nantes et Angers.

     Notre association permettra de Fédérer des habitants lassés de constater des infractions mais démunis pour s'y opposer et de travailler avec les élus sur les meilleures solutions locales pour parvenir à y mettre fin. Nous avons besoin de votre soutien...

     Des faits récents sur la commune (abattage d'arbres protégés par le PLU, traitements phytosanitaires sur les bords de cours d'eau, traitements sur les bords de route) nous ont montré la difficulté à faire appliquer la réglementation en cours qui, interdit pourtant sans équivoque ces pratiques. Cependant, à la suite de démarches personnelles, nous avons réussi à faire bouger les choses même si tous les dossiers ne sont pas encore bouclés.

     Cette expérience et nos nombreux échanges avec les collectivités locales nous ont donc incité à la création de F.É.E d'Orée, poussés en cela par les professionnels de l'environnement rencontrés qui nous encouragent dans notre démarche car celle-ci renforce leur travail en leur apportant un soutien citoyen et leur permet même de «porter plus haut les exigences environnementales».


     F.É.E d'Orée se fixe, les environs d'Orée d'Anjou comme territoire géographique prioritaire d'intervention mais propose aussi de conseiller, d'aider et orienter dans ses démarches chacun de ses adhérents, quel que soit son lieu d'habitation .

     F.É.E d'Orée souhaite devenir un partenaire incontournable en travaillant avec les élus locaux, en leur proposant des pistes de réflexions, notre expérience, en faisant des propositions très concrètes dans le domaine de l'environnement, en apportant des idées adaptées aux situations locales afin de gérer au mieux les infractions environnementales et surtout de limiter au maximum celles-ci en amont grâce à des mesures parfois très simples, notamment l'information préventive.

     Notre réseau constitué de naturalistes locaux et régionaux mais aussi les échanges et travaux réguliers que nous avons avec des associations reconnues comme le CPIE, la LPO, le CEN, Sauvegarde de l'Anjou et FNE par exemple nous permette d'avoir une caution scientifique mais aussi juridique cohérente sur un territoire que nous connaissons bien.

      A l'image de FNE, notre deuxième axe de travail sera de proposer la création d'un réseau de "sentinelles de l'environnement" constitué des adhérents et de toutes les personnes qui se sentent concernées, afin de relever les infractions environnementales autour de chez eux. F.É.E d'Orée, se chargera alors, d'entreprendre les démarches nécessaires afin de faire respecter la législation en cours par les autorités compétentes, en favorisant toujours dans un premier temps, information et pédagogie auprès des personnes impliquées et des élus.

     Un conseil d'administration collégial a été créé pour lancer l'association. Nous vous proposons de nous rejoindre en adhérent à celle-ci puis de participer à son existence en assistant à une réunion que nous vous indiquerons par la suite.

     Votre adhésion enregistrée, nous vous tiendrons régulièrement au courant de la vie de l'association. N'oubliez pas de nous indiquer votre adresse mail

L'adhésion à F.É.E d'Orée est gratuite jusqu'à 16 ans
L'adhésion annuelle adulte est de 10€
L'adhésion bienfaiteur est du montant que vous souhaitez
Les dons sont bien entendu les bienvenus.

     En attendant que notre association offre une adhésion informatisée, vous pouvez rédiger vos chèques à l’ordre de Fée d'Orée et les adresser à l'adresse suivante :

Association F.E.É d'ORÉE
Mairie déléguée de Champtoceaux.
16, rue Hippolyte Maindron,
Champtoceaux
49270 Orée d'Anjou .

     Vous pouvez aussi recevoir nos statuts et objectifs et nous contacter dès maintenant sur : feedoree@laposte.net

N'hésitez pas diffuser cette information sur vos réseaux. Si vous souhaitez nous rejoindre mais que votre nom n'apparaisse jamais, merci de le préciser avec le règlement de votre adhésion.

Pour les membres fondateurs: Jacques Lemore

lundi 22 avril 2019

L’argent de la chasse : richesse cachée, business entre amis et argent du contribuable

Une fois n'est pas coutume, je vous retranscris l'intégralité d'un article paru sur le site d'Animal Cross. En effet, on peut constater que, depuis quelques temps, les chasseurs ont pris une place prédominante dans l'espace public, avec la bénédiction et le soutien de nos édiles, qui les subventionnement massivement avec notre argent, malheureusement au détriment de la quiétude animale, de la biodiversité et des vrais défenseurs de ces causes.

Ainsi, les nemrods sont en passe de régenter le nouvel Office français de la biodiversité, qui pourrait d'ailleurs être rebaptisé "Office français de la biodiversité et de la chasse". Pour mémoire, cet organisme regroupe et l'ONCFS (dont le conseil d'administration est composé pour majorité par des chasseurs) et l'Agence française pour la biodiversité (fusion de l'ONEMA, de l’ATEN, de l’AAMP et des PNF).

Comme si ça ne suffisait pas, alors que la future loi chasse va commencer ses aller-retours entre le Sénat et l’Assemblée Nationale, les Sénateurs ont voté en commission plusieurs mesures favorables à la chasse.

Par exemple, les fédérations régionales des chasseurs pourraient être candidates auprès de l’état pour gérer les réserves naturelles : à ce jour, seules les associations, les propriétaires terriens (de la réserve), les collectivités locales ou un établissement public pouvaient le faire.

Ont aussi été votées des dérogations permettant la chasse d’oiseaux migrateurs pendant leur retour vers des lieux de nidification : reste à savoir comment ces dérogations peuvent être appliquées, puisque contraire à la directive oiseaux.

Ce projet de loi prévoit également une amende de 30.000 euros et un an de prison pour entrave à l'exercice de la chasse (pour mémoire : chasser sur le terrain d'autrui sans son consentement ou dans une réserve naturelle ne coûte que 1500 euros, sans peine de prison).

Les ACCA seront organisées par les chasseurs eux-même et non plus les préfets (il faudra bientôt leur demander l'autorisation pour qu'ils ne chassent plus chez vous).

Enfin, la commission de l’aménagement du territoire a adopté un amendement visant à préserver les chasses traditionnelles telles que la chasse à la glu, alors même que la Cours européenne de Justice a condamné l'Espagne pour cela : la LPO a porté plainte auprès de cette même Cour, pour faire cesser cette pratique barbare et non sélective.



Avant de lire l'article d'animal Cross sur l’argent de la chasse, je vous invite à signer la pétition contre la fusion AFB / ONCFS, reprenant ce qui est dit ci-dessus.
André

Lettre d'Animal Cross du 3/04/2019


samedi 13 avril 2019

SI CE SONT SIX COUS QU’ON COUPE, SONT-CE SIX COCCINELLES QU’ON OCCIS ?


« Souvent, pour s’amuser, les gens à la campagne, 
Prennent des coccinelles, charmantes compagnes…
Se servant de nos doigts comme mâts de cocagne,
Leurs ailes s’ouvrent sur ces drôles de montagnes.»
« Coccinelle, demoiselle, Bête à bon Dieu.
Coccinelle, demoiselle, Vole jusqu'aux cieux
 ».

Enfin une bestiole qui fait l’unanimité ! Tout le monde connait et aime la coccinelle. Il faut dire qu’elle a tout pour elle. Sa rigolote forme arrondie qui a inspirée la silhouette d’une voiture sympa, sa jolie couleur rouge ponctuée de points noirs. Elle ne pique pas comme les guêpes, elles n’a pas de grandes pattes répugnantes comme un mannequin anorexique, elle ne fait pas de dégâts dans les cultures comme les sangliers, elle ne roule pas comme une folle au volant de sa belle voiture pour épater ses voisins. (Vous voyez qui je veux dire ?) Au contraire ; la coccinelle se rend même très utile en étant une croqueuse acharnée de pucerons et quand elle s’envole, c’est vers le bon Dieu!

La légende dit qu’un condamné à avoir la tête tranchée clamait son innocence. Le bourreau essaya en vain à plusieurs reprises d’enlever une coccinelle qui se reposait toujours sur le cou de l’homme. Voyant là un signe divin, on le gracia et le véritable coupable fût arrêté. L’histoire ne dit pas ce qu’il se serait passé s’il c’était s’agit d’un moustique ou d’une puce. Depuis, en France, on appelle la coccinelle la « bête à bon Dieu » et elle est un porte-bonheur. Bref, ça gaze au pays de la coccinelle. Euh, presque…
Tout le monde pense qu’une coccinelle ayant deux points sur les ailes a deux ans, une qui a quatre points a quatre ans etc. Pourtant, c’est faux. Et quand elle a 24 points, elle à 24 ans ? Et si les points sont blancs, jaunes, en damier, en zigzag ? Ça devient le bazar. Donc… ça nous intéresse.
La coccinelle étant petite, chaussons nos bésicles et allons au jardin voir de plus près.
Nous trouvons la première. C’est celle à sept points. Normal, c’est la plus commune. Rouge sauf la tête noire, elle possède 7 points noirs toujours disposés de la même façon : 3 sur chaque élytre et un derrière la tête. Quel que soit son âge, elle aura toujours sept points. La deuxième que nous trouvons ne possède que deux points. Un sur chaque élytre. C’est la coccinelle…à deux points. Elle aussi aura toujours le même nombre de points. Normalement… 
Car sa couleur peut énormément varier et on la retrouve parfois avec des tâches rouge sur fond noir ! Tout pour nous embêter. La suivante est jaune. Comment s’y retrouver ?
Car ce sont 62 espèces qui vivent dans le Maine-et-Loire (certaines quasiment dans la clandestinité)! 
D’autres sont probablement encore à découvrir. Bel exemple de diversité.
Un atlas publié par les Naturalistes Angevins décrit ces 62 espèces de coccinelles, vous pouvez le trouver à cette adresse : naturalistesangevins.free.frCet atlas de donne pas de clé permettant l’identification des coccinelles. Pourtant certaines se ressemblent comme deux gouttes d’eau. 


Vous trouverez cette clé dans un autre atlas celui des coccinelles de la Manche (2003). Comme disait mon grand-père, « il faut toujours avoir l’atlas de la Manche dans la poche ».
Oublions donc l’identification et résumons : Les coccinelles sont des insectes de l’ordre des coléoptères (ne pas confondre avec les hélicoptères qui n’ont pas d’ailes mais des rotors). Les insectes ont six pattes. Donc, les araignées qui ont huit pattes ne sont pas des insectes mais des arachnides. (Ça n’a rien à voir mais autant le savoir pour Questions pour un couillon). Les coléoptères ont des ailes souples qui sont protégées par des petites carapaces plus solides : les élytres. (Ça, c’est si le jeu des 1000 blaireaux passe à La Varenne).
Pour avoir des bébés coccinelles il faut une maman et un papa coccinelle (chez les escargots, on s’embête moins que ça). Au printemps le mâle (papa) et la femelle (maman) s’accouplent. Le mâle est plus petit que la femelle (Chez les crapauds c’est pareil même si ça n’a rien à voir). La femelle dépose ses 100 à 400 œufs sous des feuilles de plantes envahies de pucerons. Elle en pondra 1000 dans toute sa vie qui dure deux-trois ans. Les larves sortent au bout de sept jours et chacune va dévorer jusqu’à 150 pucerons par jour pendant son développement (trois semaines). Ce sont donc surtout les jeunes coccinelles qui détruisent les pucerons. Bien plus que les adultes (100 pucerons par jour en moyenne quand même). Les jeunes plus productifs que les adultes ? Il faudrait étudier le régime des retraites des coccinelles.
La larve coccinelle devient nymphe. La nymphe devient adulte. En cinq semaines environ le cycle est complet.

Lors des périodes défavorables : chaleur, plus de pucerons ; elles s’envolent et migrent vers la moyenne montagne en suivant les courants ascendants (comme les vautours même si ça n’a rien à voir). A l’automne, elles se mettent à l’abri sous des écorces, des pierres et hibernent pendant l’hiver en rêvant (peut-être) au printemps (comme les ours même si ça n’a rien à voir…). Certaines espèces rentrent dans les maisons pour l’hiver mais nous verrons ça plus tard.
La coccinelle est donc une excellente alliée du jardinier biologique (certaines détruisent aussi les cochenilles). C’est la raison pour laquelle on peut acheter ces jolies collaboratrices dans les magasins spécialisés sous forme de larves ou d’adultes.
Un ami, connaisseur de coccinelles et amateur de vins me signale pourtant que certaines coccinelles importées d’Asie, représentent maintenant une menace pour les vignobles !

Jac Ouzie

samedi 16 mars 2019

recette du pesto à l'ail des ours

   Voilà une recette où le plus difficile sera de trouver de l'ail des ours.
Une bonne raison pour étudier la végétation et la topograhie de votre secteur.
   L'ail des ours, Allium ursinum, est une plante de la famille des Amaryllidacées, autrefois famille des Liliacées. Dans cette famille on rencontre la Jacinthe des bois, la Jonquille, le Muguet ... En Hollande, où les ours ont disparu depuis longtemps, il s'appelle ail des blaireaux. Cette plante pousse dans les bois, les sous-bois humides et frais souvent à proximité de ruisseau. Pour ma part, je la trouve dans la vallée de la Divatte et au Cellier dans une coulée près du village. Il est préférable de cueillir les feuilles avant la floraison car celles-ci se couvrent de taches suite à l'attaque de champignons. Si vous avez une crainte de les confondre, par exemple avec des feuilles de muguet, il suffit de les frotter et aussitôt une forte odeur d'ail s'en dégage. L'ail des ours pousse en tapis dense et vous êtes sûr de remplir rapidement votre panier.


Ail des ours en Normandie dans un chemin du bocage
Cliquez sur les photos pour les agrandir







Pour la cueillette plusieurs conseils:


  • Ne piétinez pas la station (lieu localisé où pousse une plante).
  • Ne tirez pas les feuilles, vous arracheriez les bulbes. Il faut couper le pétiole de la feuille. Vous pouvez utiliser des ciseaux.
  • Disposez vos feuilles bien rangées et à plat dans votre panier et surtout pas un sac en plastique.
  • Prenez des feuilles propres ce qui vous évitera de passer beaucoup de temps à les nettoyer chez vous.
  • Ne cueillez que quelques feuilles par touffes, n'utilisez pas une faucille !


Pour 300g de feuilles lavées et essorées prenez un saladier de 26 cm de diamètre.
Ingrédients:
  • 300g de feuilles d'ail des ours
  • 150g de parmesan râpé
  • 150g de graines de tournesol décortiquées
  • 33cl d'huile de tournesol+ recouvrement
  • sel, poivre
J'utilise des graines de tournesol au lieu de pignons de pin, elles sont dix fois moins chères.
  • Après avoir trié, lavé et essoré les feuilles, hachez-les au couteau en fines lamelles. 
  • Réduisez en poudre les graines de tournesol dans un petit mixeur (j'ai toujours celui qui servait pour les enfants il y a 21 ans)
  • Dans le saladier, mélangez l'ail des ours ciselé, la poudre de tournesol, le parmesan, le sel, le poivre et l'huile. 
  • Attendez 1/2 heure et remélangez pour que la répartition des ingrédients soit homogène.




  J'utilise des pots de 250g d'olives pour conserver le pesto. Il est préférable d'avoir des pots plus étroits que les pots de confiture style "bonne maman" car après utilisation d'une partie du pesto vous le recouvrez d'huile pour mieux le conserver. 

  • Utilisez un entonnoir à confiture (ouverture large) pour remplir vos pots.
  • Tassez bien le pesto pour ne pas avoir d'air dedans, pour une meilleur conservation.
  • Recouvrez d'une couche d'huile.
  • Fermer.
  

  Cette quantité de préparation ne permet que de remplir 3 pots bien tassés.
Conservez-le au réfrigérateur, vous pouvez aussi le congeler pour toute l'année.

   -Ce pesto peut être servi en apéritif sur des toasts.
   -Il accompagne les crudités, carottes, betteraves...
   -Il relèvera vos salades composées.
  -Vous découvrirez vos pâtes sous un jour nouveau en le mélangeant avec. 

 Je vous laisse découvrir de nombreuses recettes avec l'ail des ours sur internet. Bonnes dégustations.

Jean-Luc Legourmand


dimanche 10 mars 2019

salamandre suite

  Pour faire suite à l'article du 5 janvier 2019
Ma femme veut sortir marcher !
-D'accord si tu me fais des crêpes.
Où aller ? 
-Voir les salamandres, nous serons à l'abri du vent dans le vallon boisé.

  Chemin faisant nous allons vérifier l'avancée de la pousse de l'aïl des ours, qui est présente déjà de belles feuilles (je vous promets une recette de pesto à l'aïl des ours prochainement). Quelques fritillaires sont déjà fleuries.

  Nous suivons le chemin rendu boueux par la dernière crue de la Divatte. Quelques empreintes de sangliers et de notre copain le blaireau.

  Je descends dans le ruisseau jusqu'à la vasque connue et je compte 5 larves. L'eau tombe abondamment et ride la surface ce qui ne facile pas la découverte des larves surtout quand elles sont posées sur un fond de détritus de végétaux.
J'en trouve une autre en aval dans une mini retenue. Nous faisons quelques mètres en amont et là c'est le gros lot, au moins une trentaine. Un peu plus en amont et encore 7.
  Avec les dernières pluie du week-end dernier et de la semaine, le ruisseau coule bien. Mais hélas il draine un verger et des vignes bien arrosées de pesticides. Je ne sais pas quelle est l'incidence sur la santé des larves. Déjà qu'il n'y a pas d'étude gouvernementale sérieuse sur la santé des humains, personne ne va se pencher sur la santé des amphibiens.

  Voilà des années que des salamandres se reproduisent dans ce ruisseau, c'est mieux que de mourir écrasé sur la route en cherchant une mare ou un ruisseau propre, soyons positifs pour une fois !

  La pâte est faite, je vous quitte. 

A suivre. 
Jean-Luc Lefrançois (1er)

premières arrivées 2019

   Le printemps officiel arrive mais les oiseaux le précèdent.
Les plans d'eau sont souvent les meilleurs endroits pour découvrir les oiseaux migrateurs, C'est sur ces secteurs que les hirondelles trouveront des insectes volants pour se nourrir. Leurs prédateurs, comme le Faucon hobereau revenu d'Afrique, viendront y chercher leur pitance. Des fauvettes migratrices se poseront dans la ripisylve riche en minuscules proies.

   Pour notre part, les comptages hebdomadaires des grèbes sur le marais de Goulaine nous permettent d'être aux premières loges pour constater leurs arrivées.


20 février 1 Hirondelle de rivage se nourrit sur le marais de Goulaine
les 7 suivantes seront vues à l'étang du bois Joalland à St Nazaire le 1er mars.

Histogrammes extraits de la base de données Faune Loire-Atlantique
Cliquez pour agrandir


   On s'aperçoit qu'il existe quelques données hivernales en début d'année mais que les premières arrivées courantes se situent dans la première décade de mars le pic se situant fin mars. Comme il n'y a pas de données en novembre et décembre on peut supposer que les oiseaux vus en janvier et février sont bien des migrateurs très précoces.


7 mars 1 Faucon hobereau en vol rasant au marais de Goulaine.

Pour le moment aucun autre n'a été vu.



   L'arrivée la plus précoce a été le 27 février 2009 à St Philbert de Grand-Lieu. 
Deux autres sont consignées dans la dernière décade de mars. Les arrivées "normales" se situent dans la deuxième décade d'avril. Et c'est toujours sur les zones humides que se feront de beaux rassemblements bien qu'ils soient de plus en plus rares. A Goulaine, la raréfaction des libellules, sans doute due à la prédation par les écrevisses américaines des larves d'odonates, limite ces regroupements.

8 mars 1 Hirondelle rustique  avec environ 50 Hirondelles de rivage à Goulaine.

  Cette année, la plus précoce a été observée à Donges le 21 février. Puis ont suivi Nantes le 03 mars et Mauves sur Loire le 05 mars.


  Bien que migratrice, cette hirondelle laisse toujours quelques rares hivernantes. Les premières arrivées se situent dans la deuxième décade de mars. Cette espèce se retrouve aussi sur les zones humides à cette période.

8 mars 2 Milans noirs en vol au dessus de Goulaine.

   Le premier est noté le 03 mars à St Herblon, le second  le 05 mars à Prinquiau et le 8 mars, ces rapaces sont observés sur 5 autres sites.


   Les premières arrivées dans la premières décades de mars sont normales mais c'est dans la seconde décade de mars que se réalisent vraiment les installations avec un pic dans les deux premières décades d'avril.

8 mars 1 Huppe fasciée à Haute-Goulaine au bord de la route.

   Deux oiseaux auraient été vus à Sautron et St Philbert de Grand-Lieu le week-end comptage oiseaux des jardins les 26 et 27 janvier. Je m'interroge sur ces données car on s'aperçoit que chaque année des amateurs se prêtant au jeu de comptage, observent des oiseaux en dehors de dates traditionnelles. Martinets, 15 Rouges-queues noirs ensemble, etc... Que ces personnes me pardonnent de mettre leur contribution en doute.
  Par contre la données du 16 février, faite dans un jardin, ne pose pas de problème les observateurs étant bien connus.


  Si les premières arrivées s'étalent en mars, c'est bien en avril que ce magnifique oiseau s'installe.

Jean-Luc Lemigrant