mercredi 27 avril 2016

Sortie chants nocturnes du 22 avril à la Chapelle-Basse-Mer

Nous sommes 19 au rendez-vous de la Pierre Percée, ce qui est déjà un groupe important pour une prospection nocturne. J’ai eu peur d’avoir à annuler la sortie au dernier moment car vers 17h30 les nuages  ont déversé sur la commune plus de 5 mm de pluie pendant une heure. Pour le moment c’est bon. Nous commençons la sortie par un exposé rapide sur les arbres têtards ! Si la Chevêche d’Athéna que nous venons écouter ce soir est présente sur ce site, c’est bien grâce à ces frênes taillés par l’homme.
Première repasse grosse frayeur, pas de réponse. Deuxième repasse en nous déplaçant, la petite chouette nous répond depuis l’endroit que nous venons de quitter et elle n’est pas seule.  Nous ne verrons pas sa silhouette. Troisième repasse, 4 individus répondent, nous entendons trois types de chants et deux types de cris mais toujours pas de silhouettes. Quatrième repasse plusieurs individus se font entendre. André perçoit des yeux de chevêche avec son monoculaire à amplification de lumière mais les torches puissantes ne permettent pas de la découvrir dans les arbres, où les feuilles naissantes forment vite un écran au faisceau lumineux des lampes.
Il est temps de partir pour le plateau sur un chemin carrossable dans les vignes, pour écouter l’Œdicnème criard qui porte si bien son nom. Petit exposé sur ce limicole des steppes qui a trouvé un milieu de substitution dans les vignes caillouteuses. Il pleuviote, ce n’est pas bon pour la repasse. Quelques cris seront entendus mais il est déjà un peu tard et météo n’est pas favorable. La soirée avançant, nous ne nous attardons pas. Retour sur des grèves de Loire pour un autre nocturne, le Râle des genêts.
Mauvaise surprise, la Loire est haute et toutes les grèves sont inondées. Peu de chance pour que des râles se soient installés, d'ailleurs aucune réponse à la repasse. Pour nous consoler nous écoutons attentivement deux rossignols pour différencier toutes les subtilités du chant de ce virtuose. Minuit trente, fin de sortie pour les plus courageux qui seront restés jusqu’au bout avec ce bavard de Jean-Luc.
Il est toujours difficile en groupe important de faire approcher les oiseaux pour que les participants puissent les observer. Le but de la soirée n’était pas tant de voir les volatiles, mais de découvrir leurs chants, leurs biotopes et la méthode de la repasse, avec ses avantages et ses inconvénients. 
J’espère que les participants auront découvert pour certains le plaisir de se promener la nuit et qu’ils tenteront seuls ou en petit groupe «la grande aventure nocturne» à l’écoute de la nuit.
Je tenterai de refaire une sortie Râles des genêts dès que les conditions s’y prêteront. Cette sortie ne sera annoncée que sur le blog, à vous d’y faire un petit tour pour avoir la nouvelle. A bientôt peut-être.
Jean-Luc

mercredi 20 avril 2016

Visite crépusculaire au marais de Goulaine

5 avril 2016
Après avoir travaillé de nombreuses heures pendant l’automne et l’hiver sur nos deux affûts du marais de Goulaine, il était temps d’en profiter pour l’observation.
L’arrivée aux affûts ne peut se faire que par barque - la nôtre est propulsée par un moteur électrique, puis par une courte marche dans l’eau avec nos waders, le niveau montant jusqu’au ventre, voire plus dans les trous ! L’affût n°1, où nous nous rendons, est situé en bordure de la héronnière et les nids les plus proches sont à 50m. Il est implanté dans une “bouillée’’ de saules (terme que je ne connaissais pas avant d’arriver dans la région) ; cela permet d’être dissimulés au regard des oiseaux, surtout quand les feuilles auront poussé. En attendant, nous avons tendu des bâches comme écran pour être le plus discret possible.
Ce mardi soir, le ciel est dégagé avec un vent faible, et la lumière du coucher de soleil réchauffe les couleurs des saules qui se couvrent de feuilles d’un vert tendre. Aussitôt grimpés à trois mètres dans l’affût, nous pouvons constater que les ardéidés sont bien présents. Sur notre droite, les Grandes Aigrettes sont déjà installées au sommet des premiers saules. En cherchant bien, nous distinguons à travers les branches six oiseaux installés sur des nids. Une dizaine de Hérons garde-bœufs sont également perchés avec les aigrettes et deux Bihoreaux gris ne tardent pas à les rejoindre. Un coup de longue-vue, pendant que la lumière est suffisante, permet d’admirer leurs yeux rouges et les fines aigrettes de leurs têtes.
Des rires de Grèbes castagneux éclatent tout près de nous. En regardant par une fente, je finis par en découvrir un dans notre bouillée inondée au pied de notre cachette. Je le suis un moment en guettant les remous de l’eau pendant ses plongées, il ressort avec des matériaux et vient les déposer sur une plateforme que je n’avais pas remarquée. Génial, il y a un autre grèbe dessus, sans doute un couveur, il ne faut que quelques minutes avant de voir ce dernier se soulever pour nous laisser admirer un œuf assez rond, blanc et qui commence à se salir sous l’action de la décomposition des matériaux du nid. Décidément, les castagneux aiment nos constructions car il y a aussi un nid à 5m de l’affût n°2, distant de 250m de l’affût N°1. D’autres chanteurs se signalent sur la droite.
Mon ami Franck me signale une Spatule blanche qui vient de se poser au loin sur une zone où 4 nids avaient été comptés l’année dernière. Après un petit moment, elle disparaît vers un ancien nid. Nous voyons vaguement une forme blanche mais quand le feuillage sera à son maximum, nous ne pourrons plus rien distinguer. Seules les allées et venues  du couple nous renseigneront sur une reproduction.
Les Hérons cendrés sont installés sur la héronnière depuis que la chasse est fermée. La plupart des couples sont déjà en train de couver et les premiers poussins sont peut-être déjà nés. Les Garde-bœufs arrivent en permanence par dizaines et se dirigent plutôt vers l’affût n°2 sur notre gauche, la prochaine fois nous choisirons ce dernier. Quelques Aigrettes garzettes sont dispersées sur toute la zone, c’est l’espèce la moins nombreuse.
Soudain Franck signale 9 oiseaux sombres qui arrivent sur la droite, les points grossissent, bingo ! Des Ibis falcinelles ! Pendant l’hiver, 3 oiseaux ont été observés régulièrement en bordure du marais sur des prairies inondées. Ils s’approchent, passent devant nous et se posent devant l’affût n°2. J’enrage : impossible de voir le ratio adultes-immatures ! C’est notre rêve, des falcinelles nicheurs. Comme ce sont des oiseaux nomades, ils seront peut-être repartis dans quelques jours, mais pour le moment nous croisons les doigts. D’autres ibis, sacrés eux, les rejoignent. Le nombre des garde-bœufs continue d’augmenter.
Un busard des roseaux survole la héronnière, panique, puis les oiseaux se reposent, mais les falcinelles descendent dans les saules. Le nombre de garde-bœufs est impressionnant, plus de 300, voir sans doute 400 d’après Franck. Toutes les prairies du vignoble vont être écumées et les vaches bien gardées.
Devant nous, dans le fouillis de végétaux secs, deux Grèbes huppés vont et viennent, construisant un nid. Un couple de Canards souchets  se pose sur l’eau libre, mais ce n’est pas du goût d’une foulque qui les intimide plusieurs fois pour les faire déguerpir. 
La lumière décline : ce n’est pas l’heure où les lions vont boire, mais l’heure où les bihoreaux quittent la héronnière pour aller se nourrir sur le marais ou plus loin. Leurs cris de corvidés se retrouvent dans leur nom scientifique : Nycticorax, corbeau de nuit. J’habite près de la vallée de la Divatte vers la Chapelle-Basse-Mer et au printemps, j’en vois passer ou je les entends crier en vol au dessus de la maison quand la nuit est tombée. Jusqu’où vont-ils pêcher? C’est leur secret.
Il est temps de repartir. Avant de rentrer au port, nous décidons de faire un tour vers un terrier-hutte de castor. Le long du trajet nous dérangeons quelques Rats musqués et Ragondins. Une cane traverse le canal, suivie par 8 canetons de quelques jours à peine : des colverts. Nous arrêtons la barque, les petits piaillent, certains plongent pour échapper au danger que nous représentons, puis rejoignent leur mère cachée dans la végétation.
Soudain un énorme plouf éclate sur l’eau, c’est la queue d’un castor qui vient d’alerter. Quelques mètres plus loin un héron immature pêche depuis la rive, encore une alerte à côté de lui qui le surprend autant que nous. Nous repartons pour ne pas embêter notre gros rongeur plus longtemps.
Dans les vignes près du port, deux Œdicnèmes criards s’en donnent à cœur-joie ne mentant pas sur leur nom d’espèce.
Nous sommes conscients d’être des privilégiés pour profiter de ce spectacle. Que deviendrait le marais si des dizaines de barques le sillonnaient chaque jour ? Sans embarcation, il est possible d’observer au pont de l’Ouen toutes les espèces de hérons en vol ou posées sur les rives des deux plans d’eau quand les pêcheurs sont peu nombreux.
Jean-Luc Le Chanceux

vendredi 8 avril 2016

SOS HUPPE

En mars dernier, Jean-Christophe a contacté un voisin chez qui nichait un couple de huppes en 2015. Bien lui en a pris car le propriétaire des lieux avait entrepris des travaux, dont le percement d'une ouverture dans le pignon où elles nidifiaient.
Il s'agissait d'un trou de boulin refermé avec des briques plates ne laissant qu’un mince espace pour y pénétrer. La cavité orientée vers l'Est était rectangulaire et mesurait environ 6x4cm. Une fois les briques retirées, elle était encore de dimensions réduites : 18x10cm et d’une profondeur de moins de 10cm. Le fond était tapissé de guano séché dans lequel apparaissaient de nombreuses pupes d’insectes métamorphosés.
Dans ce quartier, situé non loin de l’église du Cellier, riche de grands potagers et des belles pelouses, ces oiseaux souvent méconnus cherchent vers et larves et rendent donc service aux jardiniers.





Avec l'accord du propriétaire, nous avons décidé de poser un nichoir sur un tronc de cèdre à proximité, ainsi que sur le pignon opposé du bâtiment, en choisissant de mettre l’entrée de ce dernier le long du mur pour éviter les pluies dominantes d’Ouest.
Rien ne prouve que nos nichoirs seront occupés, mais nous aurons fait notre possible pour que la huppe continue de chanter dans le bourg . A suivre...











Jean-Christophe et Jean-Luc

mardi 23 février 2016

quatre petits jeux pédagogiques

Comptage Mania
Ce jeu consiste à évaluer le nombre d'oiseaux photographiés. Facile, pas si sûr...
Une petite aide sur les techniques de comptage ICI


Concerto
Le jeu consiste à identifier les chants, cris et martèlements écoutés. Suivez les étapes... et gare aux fausses notes !


Computerbirding
Evaluez vos capacités à reconnaître les oiseaux :
(Sélectionnez "french" pour que les noms d'oiseaux apparaissent en français)


Corronella
Testez vos connaissances en herpéto :

samedi 20 février 2016

Sortie prospection Genette en Maine-et-Loire

Venez participer à cette sortie le samedi 5 mars 2016.

Si vous êtes intéressés laissez nous vos coordonnées à cette adresse: obslavarenne@laposte.net, nous vous contacterons directement. Les heures, lieux de RV et autres détails vous seront communiqués plus tard. Cette sortie se fera sur le secteur nord de Cholet. Pour ceux qui veulent commencer les recherches avant cette date voici quelques informations.

La Genette ressemble à un chat avec une silhouette plus fine, le museau est fin mais surtout la queue est très longue et annelée d’une dizaine d’anneaux noirs. La longueur est d’une cinquantaine de centimètres + 40cm pour la queue. Le pelage est gris clair, parsemée de tâches noires. Une photo valant mieux qu’un long discours :



Son biotope privilégié est celui de coteaux escarpés, boisés ou semi-boisés avec en général un cours d’eau à proximité. Ainsi, en Maine-et-Loire, on l’a trouvée principalement sur la partie sud-ouest (les Mauges) où les biotopes favorables sont nombreux mais cette répartition reflète peut-être aussi la pression de recherche. D’autres secteurs sont très probablement aussi favorables. De plus on l’a repérée également dans le bocage, les marais, voir dans des secteurs de plaine.
La façon la plus simple et efficace de trouver la Genette est de rechercher ses crottiers. Il s’agit toujours d’endroits surélevés avec une vue dégagée sur lesquels la Genette dépose ses fèces (crottes) en amas souvent importants. Il s’agit de rochers, troncs d’arbres, toits de cabanes, carcasses d’engins, tas de bois etc.
Les données CERTAINES d’individus morts ou de piégeage sont aussi à prendre en compte. Dans tous les cas, il est souhaitable d’envoyer des photos.
Quelques exemples ci-dessous de crottiers et leurs supports et milieux :
 
Suivent deux liens :
Pour optimiser au maximum les recherches et noter les découvertes ou absences avérées de la Genette, il est préférable de prospecter les carrés orangés où la Genette a été trouvée avant 2008 mais pas notée depuis. Il est également très utile de prospecter les carrés blancs qui non pas été prospectés ou qui indiquent qu’aucune trace de présence de Genette n’avait été trouvée. Il est important de savoir si la Genette a disparu des carrés orangés et s’il elle est présente maintenant sur les carrés blancs.
Les biotopes de la Genette ont été évoqués ci-dessus. A défaut d’une très bonne connaissance du secteur qui vous intéresse, l’utilisation d’une carte détaillée avec courbes de niveaux et boisement (type IGN au 25.000e) permet de repérer les biotopes les plus favorables.
Afin de permettre une analyse fine des prospections et d’éviter des « doublons » sur des secteurs déjà prospectés, nous vous proposons de noter vos recherches (positives ou négatives) sur la base de données Faune-Anjou de LPO Anjou http://www.faune-anjou.org en indiquant le plus précisément possible les parcours effectués (commune, lieu-dit) et en ajoutant si possible cartes ou photos. Exemple ci-après :
Jacques

samedi 23 janvier 2016

Appel aux bonnes volontés

Chers collègues,

Le tirage au sort des carrés rapaces diurnes à prospecter est arrivé le lendemain de la réunion naturaliste. Les cartes concernées sont :

1225e Légé
1223o St Herblain
1223e Carquefou Nantes
1022o Herbignac la Roche-Bernard
1321o Moisdon la Rivière

Il faut au moins prospecter une carte par année. Ces carrés sont-ils dignes de votre intérêt ?
- Le carré 1225e est à l’est de Legé. 1/4 de la surface du carré est situé en Vendée. C’est un système agricole très ouvert au remembrement important. Le maillage des haies disparues est encore visible sur googlemaps. Une belle zone de bosquets se trouve justement en Vendée au sud-est du carré. Quelques hectares de bois sont situés autour du château de Gramont en Vendée, donc sûrement privés, au nord-est du carré. En Loire-Atlantique au nord quelques bosquets. Le groupe Sud-Loire pourrait-il s’en charger ?
Le carré 1223e Nantes-Carquefou est une zone trop urbaine malgré les zones des bords de l’Erdre et du Gesvres.
Le carré 1022o Herbignac est en partie sur la baie de Pont Mahé, les traicts de Mesquer et les marais salants. Il serait nécessaire de décalé ce carré sur l’est sur 2.5 km et il y aurait encore des marais salants sur une bonne surface. Il faudrait savoir qui a déjà prospecté ce carré et sur quelle position exacte. Le groupe Presqu’île pourrait-il s’en charger ?
Le carré 1223o St Herblain est à l’ouest de cette ville. C’est une zone bocagère très urbanisée mais assez riche pour les buses et les faucons crécerelles. Le groupe Nantes-ouest pourrait-il s’en charger ?
Le carré 1231o est situé entre la forêt d’Ancenis au sud et la forêt Pavée au nord. Deux villages sont dans le carré : Moisdon la Rivière et le Grand Auverné. C’est une zone agricole très ouverte sans reste de bocage mais avec la vallée du Don et des quelques coteaux boisés. En l’absence de groupe ‘’ Châteaubriant ‘’, le groupe Ancenis pourrait-il s’en charger ?

Les bonnes volontés sont donc recherchées pour prospecter au moins un carré voir deux. Le responsable du carré peut s’entourer de débutants pour surveiller des nids déjà repérés, des couples cantonnés. Cette prospection demande du temps mais il est possible de le faire à plusieurs équipes. Les résultats peuvent être partagés sur une carte googlemaps ce qui permet de connaître l’avancement des prospections par chaque équipe et de préparer les sorties à venir. Cette carte permet de faire une synthèse rapide à la fin de la prospection.
Ceux qui ont déjà une expérience de ces prospections pourraient en faire bénéficier les nouveaux qui veulent s’investir, un échange entre groupes différents serait le bien venu.

Pour plus de renseignements sur cette prospection, voir le site de l’observatoire rapaces de la LPO : observatoire-rapaces.lpo.fr

Jean-Luc Naudin, du groupe Ceps Loire Divatte
Nouveau responsable 2016 des carrés rapaces en Loire-Atlantique.

Pétitions

Notre blog s'est enrichi dernièrement d'une nouvelle rubrique, consultable sur la marge de droite, dans laquelle figurent les pétitions en cours ayant trait à la protection de l'environnement et sa biodiversité. Si vous estimez qu'elles sont sujettes à caution, ou si vous souhaitez nous en signaler d'autres, faites-nous le savoir.
La première de la liste, initiée par la LPO, dénonce le massacre illégal des oiseaux familiers, pour la plupart protégés, avec la bienveillance et parfois la complicité passive des autorités et de quelques élus. Ces traditions barbares participent au déclin, voir la disparition, d'espèces autrefois communes. Pour consulter  les autres pétitions, rendez-vous à cette page, ou cliquez sur l'image.
André