samedi 23 janvier 2016

Pétitions

Notre blog s'est enrichi dernièrement d'une nouvelle rubrique, consultable sur la marge de droite, dans laquelle figurent les pétitions en cours ayant trait à la protection de l'environnement et sa biodiversité. Si vous estimez qu'elles sont sujettes à caution, ou si vous souhaitez nous en signaler d'autres, faites-nous le savoir.
La première de la liste, initiée par la LPO, dénonce le massacre illégal des oiseaux familiers, pour la plupart protégés, avec la bienveillance et parfois la complicité passive des autorités et de quelques élus. Ces traditions barbares participent au déclin, voir la disparition, d'espèces autrefois communes. Pour consulter  les autres pétitions, rendez-vous à cette page, ou cliquez sur l'image.
André

mercredi 6 janvier 2016

Sorties et animations 2016 LPO 44 et 49

En attendant que les versions papier soient distribuées, vous pouvez dès à présent consulter en ligne les sorties et animations 2016 de la LPO Loire-Atlantique et de la LPO Anjou. Vous ne trouverez l'agenda des nôtres que sur le dépliant de gauche, ou la marge de droite.
           

Le nombre de participants à nos sorties et animations étant limité, il est nécessaire de vous inscrire auprès de la LPO 44, au 02.51.82.02.97. Une fois chose faite et pour nous permettre d'organiser un éventuel co-voiturage, laissez-nous vos coordonnées par le formulaire de contact, sur la marge de droite. Merci pour votre compréhension.

samedi 2 janvier 2016

AH, LES QUELLES SONT JOLIES LES P’TITES GENETTES DE MON PAYS…

(D’après une célèbre chanson d’Enrico Macias)

Voilà maintenant une trentaine d’années que l’auteur de cet article court après les genettes.

Pourtant pas de risque pour lui du côté de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, puisque l’objet de ses recherches n’a rien à voir avec les charmantes « petites poupées » qui passent leur temps sur Face book, s’habillent en rose et dont Louane ou Violetta sont les idoles.

Elles ont bien autre chose à faire les jolies p’tites genettes Elles ressemblent à des chats avec une silhouette plus allongée et plus fine (se rapprochant un peu de celle de la fouine). Le pelage est gris tacheté noir en lignes avec une raie de même couleur sur le dos. Le museau est très allongé, les oreilles plus grandes que celles de nos matous (C’est pour mieux entendre mon enfant). Mais ce qu’on remarque surtout c’est la queue. Presque la longueur du corps ! Car si la genette mesure 90 cm environ, sa queue en mesure une bonne quarantaine.

C’est un carnivore, pourtant elle ne fait ni partie de la famille des mustélidés comme la fouine ni de celle des félidés comme les chats mais de celle des viverridés comme la mangouste ! C’est d’ailleurs la seule représentante de cette famille en France. (Il y en a qui ont cherchent toujours à se faire remarquer…)

Venue d’Afrique, elle aurait migré progressivement en France. Des sources disent qu’elle aurait été amenée par les Romains (ou les Maures). Bref, sa présence en métropole est très ancienne. Elle était utilisée contre les rongeurs dans les habitations avant que n’apparaisse le chat domestique. On la retrouve sur certains tableaux du Moyen-âge et les plus attentifs d’entre vous l’ont remarquée dans la tapisserie de La Dame à la licorne.

Alors, c’est vrai, les genettes sont jolies. Et discrètes, très discrètes. Au point que la plupart des habitants du coin ignorent que ces élégantes vivent dans leur région. Après des heures de recherches et d’affût, je n’ai réussi à en voir qu’une fois. J’en ai trouvé écrasées sur la route ou naturalisées, filmé au piège photographique, mais ma seule observation vivante et en liberté fut dans les phares d’une voiture. Il y a bien longtemps !
Il faut dire que la genette vit dans des milieux assez difficiles d’accès : Les coteaux escarpés et boisés lui conviennent parfaitement. De plus elle à des habitudes nocturnes et des horaires irréguliers, son odorat et son ouïe sont très développés, son territoire parfois très vaste. Elle se tient en général loin des activités humaines. Autant dire que même avec une vue de nyctalope et en restant longtemps caché et immobile dans un secteur qu’elle fréquente, l’observer est donc mission quasi impossible.

Pourtant certaines observations sont surprenantes. Un agriculteur des bords de Loire vers Chaumont, m’a dit avoir surpris une genette qui dormait dans le foin dans sa grange. Quand je lui ai demandé sa réaction, il m’a répondu qu’il l’avait laissé tranquille car il avait constaté que ni les poules, ni, apparemment les œufs ne diminuaient. Il en avait déduit que la genette venait plutôt se nourrir des rongeurs qui s’attaquaient à son grain. Ce raisonnement semble confirmé par un témoignage de 2010 que l’on peut trouver sur le site de LOT-NATURE : une genette endormie dans un poulailler, sans queles poules soient troublées le moins du monde (avec photo à l’appui) !

Mais ce n’est pas l’avis de tout le monde. Car la genette, très agile et excellente grimpeuse, ne se contente pas de croquer les mulots qui vivent dans les milieux boisés comme elle, ni les rats ou les souris. Elle peut aussi attraper des écureuils, des oiseaux, et très rarement des lapins, des œufs. Alors évidemment elle est accusée de piller certains élevages et de se nourrir de gibier. Elle est donc encore tuée illégalement même si elle est pourtant intégralement protégée par la législation. De plus elle se montre peu méfiante vis-à-vis des pièges. Des piégeurs affirment avoir repris des genettes peu de temps après les avoir relâchées ! Jolies mais pas très futées ?

La genette semble avoir beaucoup de mal à franchir la Loire (difficulté à franchir les ponts ?) et si quelques observations sont faites au nord du fleuve, c’est surtout au sud qu’elle semble se plaire. C’est notre secteur extrême ouest du Maine-et-Loire qui concentre le plus d’observations.
Jacques

dimanche 29 novembre 2015

Le bel oiseau

Premier cas de nidification avérée de guêpiers d'Europe sur notre secteur de prospection. Lors d'un recensement d'hirondelles de rivages, Antoine, en service civique à la LPO 44, a découvert début juin 2015, des guêpiers d'Europe en passe de nicher non loin des bords de Loire. Mais ces superbes oiseaux ont eu la mauvaise idée de s'installer à flanc d'un talus servant à l'extraction de sable : le nid a échappé de peu à deux coups de godets. Heureusement, le propriétaire du terrain a bien voulu faire arrêter les travaux le temps de la nidification.
Par recoupements, nous avons découvert un second nid à quelques centaines de mètres de là, ravitaillé par un adulte, avec la probabilité que des guêpiers estivent dans le voisinage depuis au moins deux ans. Il semblerait que quelques kilomètres plus loin, en dehors de notre secteur, l'espèce se soit également reproduite, mais cela est resté confidentiel.
Et ce fut un plaisir de voir 2 jeunes à l'envol sur le premier nid début août, puis neuf guêpiers ensemble près du site, laissant supposer que le deuxième endroit s'était avéré aussi prolifique. André

Panneautage, 2ème épisode

Cette année, plus qu'une seule colonie de sternes naines sur les deux présentes l'année dernière. Située sur les grèves du MARILLAIS, elle n'est pas protégée par un Arrêté de Protection de Biotope, les limites du plus proche se situant malheureusement à quelques centaines de mètres.
Malgré tous les panneaux posés en début de nidification par moi et Jean-Luc, les dérangements en pleine couvaison ont été légion. J'ai ainsi vu une montgolfière faire une lente et bruyante ressource à quelques mètres au dessus du site, une aile volante en rase-motte à presque se poser sur les nids, des kayakistes s'arrêter sur le bord de la grève, et je ne parle pas des gens faisant mine de ne pas voir les panneaux, ni des très nombreuses traces des pas, de vélos, des pêcheurs vus ramasser y des œufs, ou des promeneurs avec leurs chiens gambadant au beau milieu de la colonie.
Au final : Sur 15 nids recensés, seuls 5 jeunes sont arrivés à l'envol, soit un ratio de 0,3 au lieu des 1,5 nécessaires à la pérennisation de la colonie.
Merci au groupe LPO ANCENIS, qui s'est énormément investi pour faire déplacer la zone de protection de biotope, et il semble qu'enfin leurs efforts fassent évoluer les choses dans le bon sens.
André

mardi 15 septembre 2015

LEROT, Y ES-TU ? QUE FAIS-TU ? M'ENTENDS-TU ?

La richesse du patrimoine naturel de La Vallée de la Loire n’est plus à démontrer. Ces milieux diversifiés servent de zone refuge pour de nombreuses espèces (faune, flore).
C’est de l’un de ces animaux autrefois communs ici et qui semble se raréfier, dont nous allons vous parler et solliciter votre participation pour mieux connaître sa répartition sur le secteur.
Un animal à l’allure bien sympathique mais qui n’est pas sans poser de sérieux problèmes !
Il mesure en moyenne 25 cm (queue comprise), pèse 70g (le poids d’une tablette de chocolat une fois que notre loustic en a mangé quelques carrés), il est gris dessus, blanc sale dessous, possède de grandes oreilles bien visibles, une queue assez longue avec, à l’extrémité, une touffe de poils noirs et blancs. Pas d’idée ? Encore un indice : Notre bestiole a un bandeau noir qui part du museau vers les oreilles en couvrant les yeux ce qui lui donne l’air d’un voleur style Rapetou.
Il s’agit du LÉROT !
Il lui faut des boisements pour vivre et donc les haies, les jardins avec des arbres lui conviennent parfaitement. Des cavités et endroits tranquilles (arbres creux, cabanes, greniers, nichoirs lui serviront d’abris). Très leste et rapide, il grimpe à la verticale sur n’importe quel mur et repart aussi vite en s’accrochant dos en bas le long d’une poutre. C’est un artiste dans son genre, et un artiste gourmand.
Il se nourrit principalement d’insectes et de larves, il ADORE tous les fruits avec la fâcheuse habitude d’en goûter plusieurs avant de choisir celui qui lui convient. Il se délecte aussi de graines, de noisettes, de glands et de bourgeons. Il s’attaque aux œufs et petits oisillons dans les nids mais aussi parfois aux souris et autres petits animaux. Le lérot hiberne et ingurgite de grosses quantités de nourriture avant de s’endormir afin de constituer des réserves de graisse. Pour tout dire il aime à peu près tout y compris les légumes, le pain le jambon... A partir de novembre le lérot entre en hibernation. Il dort si profondément que l’auteur de cet article à eu l’occasion d’en observer un dans le tiroir d’une commode sur un vide-grenier à Oudon. Ni la descente de la commode du grenier, ni le transport, ni l’installation sur le stand n’avait réussi à réveiller le petit animal bien au chaud dans de vieux tissus et journaux.
Les chats, chouettes et fouines visitent aussi les vergers et s’attaquent aux lérots, en limitant leurs populations
En avril-mai, si un grenier se trouve au-dessus de votre tête, vous risquez de mal dormir. La saison des amours commence et les cavalcades et disputes sont telles qu’on croirait que les voisins du dessus font la java!
Au printemps toute la famille est en vadrouille, court le long des branches ou arpente les murs. Le soir (le lérot est nocturne), observez à l’aide d’une lampe les arbres et arbustes fruitiers (y compris sauvages). Vous verrez peut-être de jeunes lérots.
Mais ce sacripant semble en raréfaction dans le coin sans qu’on en connaisse réellement les causes Jadis bien présent sur La Varenne, le lérot y a été signalé pour la dernière fois en 1989. Quelques rares observations ont été faites récemment sur Champtoceaux. S’il se raréfie, cela ne veut pas dire qu’il a disparu et il est sûrement encore présent sur le « territoire » du CEPS.
Alors, vous pouvez participer à la recherche et à la (re)découverte du Lérot en nous transmettant vos observations : obslavarenne@laposte.net. Regardez bien les proies que ramènent vos chats, vérifiez les pièges et autres tapettes que vous placez pour les souris et autres rongeurs.

Au printemps et début été, regardez à la lampe les arbres et arbustes à fruits à la tombée de la nuit. En avril-mai, si vous entendez des bruits bizarres dans votre grenier posez un piège qui permet de le relâcher (style cage métallique). A partir de maintenant (septembre-octobre-novembre) surveillez les coins et recoins les plus douillets et les plus discrets de vos caves, greniers, remises etc. Toutes vos observations seront transmises avec votre nom (sauf spécification de votre part) aux Naturalistes Angevins, qui élaborent actuellement un atlas des mammifères du Maine-et-Loire.
Merci et bonnes observations…
Jacques

lundi 15 juin 2015

CRIS ET CHUINTEMENTS…

Elle crie, ronfle, crisse, chuinte, se plaint, souffle, soupire, siffle et peut-être les soirs d’été l’entendez-vous lorsque vous dormez la fenêtre ouverte. Ces cris sont à l’origine de bien des craintes et légendes car on les entend souvent près des maisons. Ils font penser à des fantômes en goguette...
Non, ce n’est pas votre voisine, celle dont les ronflements traversent vos murs. Pourtant il s’agit bien d’une dame. Mais celle-ci est svelte, gracieuse, élégante, pour tout dire aérienne et habite peut-être près de chez vous sans que vous ne l’ayez jamais remarquée ou alors si fugitivement un soir que vous vous êtes demandé s’il ne s’agissait pas d’un spectre.
Elle s’appelle l’Effraie des clochers ou chouette Effraie, on la surnomme la Dame blanche. C’est la plus commune des chouettes. Son visage en forme de cœur est caractéristique. On la voit facilement car sa couleur blanche la rend plus visible que les autres rapaces nocturnes, qu’elle apprécie la présence de l’homme et qu’elle est peu farouche. Le couple est uni pour la vie et lorsque l’un des deux est tué par une voiture, il est fréquent que le deuxième, en tournant auprès du cadavre, soit tué aussi.
Citadine et villageoise, elle aime les espaces découverts et évite les zones boisées.
On la trouve donc dans les zones cultivées avec des arbres clairsemés, des arbustes et des haies. Pour nicher, elle affectionne les vieux bâtiments, les granges, les ruines, les trous d’arbres et comme son nom l’indique les...clochers. Elle est très fidèle à son site. C’est ainsi qu’à La Varenne par exemple, à Gasselin, une Effraie niche dans des trous de frênes depuis des années et qu’elle est restée longtemps dans un bâtiment à La Basse Jagotière, jusqu’à ce que le toit s’étant écroulé elle ait été obligée de choisir un autre abri.
Cette superbe chouette est assez commune, mais la disparition ou rénovation des vieux bâtiments ainsi que les grillages sur les clochers pour évincer les pigeons, diminuent ses sites de repos et de reproduction.
C’est pourquoi, des membres du conseil municipal, aidés de naturalistes Varennais, ont posé un nichoir dans le clocher de la commune. Le principe consiste en une caisse ayant une ouverture sur l’extérieur de l’église pour que la chouette puisse entrer. La caisse elle-même occulte le reste de l’ouverture empêchant ainsi toute intrusion dans le clocher et donc toutes les salissures. (Merci à Aurélien pour la fourniture du bois et la réalisation du nichoir).
Photo : J.Lemore

En échange de ce T2 (comprenant couloir et chambre de reproduction), la future locataire s’est engagée à boulotter les petits rongeurs des environs.
Si, pour l’instant, l’Effraie ne s’est pas encore installée, c’est déjà un couple de Choucas des tours qui s’est reproduit et élève ses jeunes. On suivra l’éventuel changement de locataires qui viendra peut-être.
Après digestion, l’Effraie rejette par le bec des boulettes composées d’os et de poils que ses sucs gastriques n’ont pas dissous. Ce sont les pelotes de rejection. Les ossements analysés par des scientifiques permettent de savoir précisément ce qu’elle consomme. Dans des pelotes récoltées sur l’Ile Neuve au Cellier, l’Ile Bridon et Gasselin à La varenne, Le Cul du Moulin à Champtoceaux et le Tertre à Oudon, on a retrouvé 76% de rongeurs (campagnols, mulots, souris…) ; 22% d’insectivores (musaraignes) et 2% de batraciens et oiseaux.
Un appel est lancé par les Naturalistes Angevins et d’autres associations locales qui recherchent des sites où niche l’Effraie. Les pelotes seront récoltées et analysées afin de mieux connaitre la variété et la répartition des petits rongeurs sur le département.
Vous savez où se trouve un arbre, un moulin, une grange ou se repose cette chouette ou un lieu où on peut récolter ces pelotes ? Prenez directement contact avec nous, nous viendrons les chercher :
Pour en savoir plus sur les mammifères du département :
Les autres nocturnes que l’on peut observer sur La Varenne sont la Chevêche d’Athéna (ou Chouette Chevêche), la Chouette Hulotte (ou Chat-huant) et le Hibou Moyen-duc.
Jacques