mercredi 18 mars 2020

Chronique des confinés de la Bréhardière 18/03/20

   Ciel bleu, chaleur printanière en cet après-midi. Jardinage, arrachage de ronces, de genêts, de prunelliers. Je suis en chemise caressé par les rayons d'Apollon et je me dis que les premiers Lézards des murailles doivent être de sortie (sans attestation de déplacement dérogatoire). J'ai construit un muret de pierres sèches quand j'ai épierré l'ancienne vigne lors de l'agrandissement du jardin. Je l'avais fait dans le but de favoriser ces petits reptiles et aussi pour éviter de transporter une tonne de pierres.
   J'approche doucement et je devine quelques lézards. Je reviens vite fait avec le zoom 200/500mm. Les plus proches disparaissent dans les anfractuosités. La puissance de l'objectif me permet de rester éloigné contrairement à mon objectif 60mm macro, c'est la première fois que j'utilise ce zoom puissant pour faire de la photo rapprochée.
Je compte 8 lézards avec ceux qui ont disparu. Les mâles se reconnaissent à des livrées plus tachetées et avec quelques écailles bleues. Les femelles sont plus uniformes mais des variations de bandes permettent presque de les individualiser. Il faudrait que je fasse des séries de photos chaque jour pour voir si je retrouve les différents individus. Mais il ne faudrait pas que j'oublie que j'ai du travail. Retour à la pioche, je ne suis pas seul à être confiné et le contremaître va me tomber dessus ! .

cliquez sur les photos pour les agrandir







Nikon D7200 et zoom nikon 200/500mm
recadrage des clichés



Jean-Luc Komodo

Chronique des confinés de la Bréhardière 17/03/20

   Début du "confinement", pas grave j'ai fait les courses pour deux semaines voire un mois. Mais fini les oiseaux du marais de Goulaine. Il va falloir s'occuper avec les oiseaux du coin.
Les freux sont maîtres de l'espaces aériens, les mangeoires toujours occupées mais les mésanges sont moins nombreuses. Huit couples de mésanges bleues et charbonnières pour mon jardin c'était un peu trop pour y nicher, elles sont sans doute parties à la recherche d'un territoire de nidification.

   Sur le moulin en ruine, un migrateur vient d'arriver, une Rougequeue noir mâle en plumage adulte.
En Loire-Atlantique on trouve des hivernants de cette espèce mais à la Bréhardière ils disparaissent en automne ou au début de l'hiver pour ne réapparaître qu'en mars. Il s'envole et disparaît, un migrateur ?

NON au projet d’ENTREPOTS DÉMESURÉS de GOODMAN au LOROUX BOTTEREAU

A proximité de Nantes, dans la ZAC du Plessis au Loroux Bottereau, doivent se construire en 2020-2021 deux entrepôts de respectivement 22 000 m² et 50 000 m² sur un espace agricole de 19 ha jusqu’alors exploité.
Stockage sur 72 000 m² = plus de 7 terrains de football
Ce projet de plate-forme logistique "en adéquation avec le e-commerce" [1] est porté par le géant australien GOODMAN. Ces entrepôts risquent d’endommager lourdement l’environnement et de générer une situation plus accidentogène sur des routes départementales inadaptées à un flux important de circulation de poids lourds.
au moins 420 poids lourds supplémentaires par jour
Selon les chiffres officiels mentionnés sur l'arrêté préfectoral du 19 août 2019 [2] le nombre de passages journaliers prévus pour la desserte de ce projet GOODMAN est de 600 véhicules légers et 420 poids lourds. Même sur cette base inférieure à nos estimations pour les véhicules légers, un tel flux nous parait inconcevable ; d'autant qu'il convient d'y ajouter la prochaine activité de Mondial Relay (entrepôt de 5 000 m² sur le même site) et le contexte d'incertitude du ou des futur(s) locataire(s) de GOODMAN avec son éventuel lot de véhicules prestataires. [3]
Danger +++ sur des routes sous dimensionnées, déjà saturées et accidentogènes...
La circulation exponentielle générée par ce flux de poids lourds est inimaginable au regard des routes qui desservent cette zone. Principalement, la RD 115 et son prolongement vers Ancenis sont sous dimensionnés[4], saturés aux heures de pointe et accidentogènes. Régulièrement l’hiver, sur cet axe fréquenté aussi par les engins agricoles et les cars scolaires, certains camions finissent au fossé. Les cyclistes ne le fréquentent plus que le dimanche depuis bien longtemps.
...avec la traversée de Landemont et St Laurent de Autels
De nombreux hameaux bordent cette "2 voies" avec des sorties directes sur la route dans une configuration dangereuse. Situés aussi sur l’itinéraire prévu par GOODMAN pour rejoindre l’A 11, les villes de Landemont, St Laurent des Autels qui n’ont pas de contournement routier et le pont d'Ancenis devront supporter la traversée d’une noria de poids lourds. Avec tous les dangers que cela comporte pour leur population !
Impact +++ sur la santé et l'environnement...
Bétonisation d’espaces agricoles, dégradation de la faune et la flore, nuisances sonores et pollution de l'air pour les riverains de l’axe névralgique Nantes- Le Loroux Bottereau –Ancenis qui passe à proximité d'écoles... Evidemment  tous les habitants de ce territoire verront leurs conditions de vie se dégrader rapidement. [5]
... pour quelle qualité d'emploi ?
Quelles seront les conditions de travail dans ces entreprises de logistique XXL ? Avec quelles répercussions sur la santé des salariés ? En contrepartie des emplois créés dans le "e-commerce", combien seront détruits dans les magasins de proximité ? [6] Ce type d'activité est très éloigné des circuits courts et de l'économie circulaire prévue par la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte. 
Première avancée : le projet d'entrepôts de 22 000 m² provisoirement "retoqué" par le préfet
GOODMAN doit déposer un dossier d'autorisation en lieu et place d'un dossier d'enregistrement pour le 1er entrepôt de 22 000 m² et le second de 50 000 m² [2]. C'est dans le cadre d'enquêtes publiques à venir que citoyens et élus pourront s'exprimer sur cette surface de stockage démesurée. 
Encore besoin de signatures 
Il est indispensable d'attirer l'attention des autorités publiques sur l'inadéquation de tels projets au regard des infrastructures routières et des enjeux environnementaux. Des installations de cette ampleur participent à l’artificialisation des sols en occultant la nécessaire lutte contre le réchauffement climatique, ses conséquences présentes et à venir.
Alors si vous partagez nos préoccupations, merci de signer et diffuser cette pétition.
Le collectif RD115 & bassin de vie Sèvre et Loire / Orée d'Anjou riverains.rd115@gmail.com 
[1] "e-commerce " évoqué dans le Procès verbal du Conseil Municipal du Loroux Bottereau (05/02/19) et Mag du Loroux (mars 2019) que nous mettons en lien avec les informations du magazine Reporterre  https://reporterre.net/Le-plan-secret-d-Amazon-en-France
[3] Nos estimations précédentes de trafic se fondent sur la superficie  des entrepôts comparativement à d'autres projets : https://reporterre.net/Amazon-grandit-l-environnement-patit
[4] Chaussée : 6.10m de large avec banquettes en déclivité sur un mètre seulement pour largeur maximale d’un camion : 2.55 m hors rétroviseurs

[5] https://www.insee.fr/fr/statistiques/4160040  La pollution de l'air due au trafic augmente les admissions aux urgences pour maladies respiratoires

lundi 16 mars 2020

Ail des ours

    C'est bientôt le printemps et l'ail des ours n'est pas en retard. Certaines stations commencent à fleurir. Celles de la Divatte ont subi des crues et se retrouvent sous une couche de boue, pas de récolte sur ces sites. Vous retrouverez la recette du pesto à l'ail des ours dans un article de l'année dernière.

samedi 14 mars 2020

Chroniques de la Bréhardière, mars 2020

   La corbeautière de la Divatte est en effervescence. Les allers et venues des oiseaux entre les vignes et les peupliers sont continuels. Certains transportent des sarments de vigne pour l'élaboration de nouveaux nids ou la consolidation des anciens. Certains ravitaillent les femelles installées sur les nids ou les défendant contre les pillards de matériaux.

 


   Des bandes de Freux arpentent les vignes à la recherche de nourriture, avec cette météo les vers de terre sont leurs proies favorites. Les oiseaux les accumulent dans leur poche gulaire avant d'aller les offrir à leur compagne.

Cliquez sur les photos pour les agrandir









  Chaque année, les couples sont plus nombreux, je devrais me dépêcher d'aller estimer leur nombre avant la pousse des feuilles. Pour le moment des tirs n'ont pas été effectués sur la colonie. Un voisin a essayé d'empêcher ces rassemblements par des tirs de fusée et de pistolet d'alarme mais les volatiles sont plus têtus que lui ! Je dois avouer que vivre à côté d'une corbeautière n'est pas de tout repos. Ces oiseaux grégaires ont besoin de communiquer par la voix et ils ne connaissent pas la grasse matinée.

Jean-Luc La Grolle


Chroniques du marais de Goulaine mars 2020

   Paraphrasant Mac Mahon, je dirais "que d'eau, que d'eau". Le niveau du marais est très haut, fortes pluies et Loire en crue favorisent cette situation. Est-ce un bon point ? Nous ne le pensons pas. Pour faire plaisir aux agriculteurs et afin de permettre à la végétation herbacée de pousser, le marais sera vidangé rapidement. Les nids flottants des grèbes peuvent se retrouver complètement penchés en s'accrochant à la végétation, les crues naturelles rapides aussi sont néfastes.

   Le premier nid de Grèbe huppé avec 3 oeufs a été trouvé le 22 février; ce jour 123 Grèbes à cou noir ont été dénombrés sur le haut-marais.
Peu de canards migrateurs, des souchets, des siffleurs, des milouins et moins d'une dizaine de pilets.

   Le 6 mars, un rapide comptage sans suivre l'itinéraire habituel, a permis de compter 99 Grèbes à cou noir dont 80 sur le même plat (étendue sans végétation ligneuse).

   Sur le bas-marais, des Ibis falcinelles survolent la héronnière, à suivre.

mardi 4 février 2020

Tribune adressé à l'Oiseau-Mag

L’oiseau magazine
Fonderies royales
17305 – Rochefort cedex


le 28 janvier 2020


Cher Rédacteur en Chef,

Les oiseaux sont des êtres de chair et de sang, ils ont des comportements sociaux particuliers, des vols différents car spécialisés dans la recherche de nourriture ; ils fréquentent des milieux spécifiques où ils se nourrissent et se reproduisent, et ils ont des interactions subtiles avec le milieu qu’ils fréquentent et dont ils partagent les niches écologiques.
Je lis l’oiseau Mag à chaque parution, mais dans la plupart des articles ou fiches d’identification les oiseaux y ressemblent à des oiseaux empaillés (posés ou en vol) comme ceux que l’on trouve dans les muséums d’histoire naturelle, ils n’ont pas de vol particulier selon qu’ils chassent ou se déplacent, ils ne mangent pas et on ne sait pas quoi, nichent rarement, et leur physionomie (ailes, pattes, becs, yeux, plumages) ne parait en aucun cas liée à leur mode de vie…
Dans le numéro hiver 2019 :
Comment identifie-t-on dans le ciel, à contre-jour ou de loin, les buses variables et pattues, de quoi se nourrissent t’elles et comment chassent-elles ? cela a-t-il des conséquences sur leur comportement, leur vol, leur physionomie ?
Le Harle Piette nage-t-il ? plonge-t ’Il ? pourquoi a-t-il un tel bec ? de quoi se nourrit-t-il ?
Le courlis cendré fait la même taille qu’un courlis corlieu, qu’une barge à queue noire, qu’une barge rousse ?
Les corvidés font presque tous la même taille, ne mangent pas, ont tous le même vol, et leur population
n’a aucune caractéristique particulière ?
Ainsi buses, Harles, Courlis, corvidés ne seraient que des oiseaux à cocher, à compter ou à photographier ? et encore posés, ou en vol proche, ou morts !
Certes je caricature un peu, mais un peu seulement.
Les ornithologues ne doivent pas être que des énarques qui statistiquent et comptent, même si ce travail est utile dans le cas des oiseaux !
Que vos rédacteurs relisent Paul Géroudet !
Que vos dessinateurs, qui dessinent comme au XVIII siècle, se replongent dans les dessins de Robert Hainard et de tous ceux qui ont suivi ! Les guides ornithos sont très bien faits aujourd’hui, très complets, alors qu’apportent vos fiches ?
Les oiseaux ne sont pas seulement des silhouettes, ou des individus à cocher / compter / cataloguer / statistiquer / photographier ou empailler !
Ils sont superbes et attachants ! Et vivants !!!

Amicalement
JC